La Règle

LE SECRET DE LA REGLE

Trois symboles ont une importance extrême pour la loge. La tradition les désigne sous le nom de joyaux de la loge, ce sont l’équerre le compas et la règle. Cette dernière, en relation avec la droiture morale constitue un des secrets les plus représentatif des maçons.

Les valeurs véhiculées par la franc-maçonnerie ne sont pas originales en soi. Ces valeurs se retrouvent dans de nombreuses religions, philosophies, idéologies laïques : tolérance, respect de la parole donnée, fraternité…

Face à un choix touchant l’éthique. Le maçon accompli va utiliser sa règle c’est à dire juger de la droiture de ses choix au regard des grandes valeurs humanistes précitées.

Le secret de la règle en esprit peut-être cherché dans :
la réflexion sur les limites des grands principes , 
la recherche de la vérité, 
le rapport avec sa conscience

Les grandes valeurs humanistes permettent d’affiner la réflexion mais attention aux limites des grands principes, aux manipulations de toutes sortes….

L’exercice de la tolérance :

Le maître maçon effectif sait qu’il ne peut se mettre totalement à la place de l’autre. Comme disent le tenant de la PNL il sait que chacun a sa carte du monde, sa manière de déchiffrer la réalité. Mais devra t-il tolérer l’intolérable ?

L’utilisation de la truelle :

Arrivé très loin dans le chemin de l’initiation le maçon aura appris l’utilisation de la truelle, le dernier, le plus achevé des outil. Il saura pardonner, ce qui est différent de l’excuse ou du regret. Ce geste se fera de manière inconditionnelle, sans aucune attente de l’autre. Mais pourra t-il pardonner l’impardonnable ?

Les promesses fraternelles :

 » Suit moi et je te donnerai une initiation plus belle, plus grande, de beaux décors, de très hauts grades, tu pourras participer à telle ou telle société discrète et élitiste !  » Les promesses, souvent cachées, peuvent porter en elle comme un parfum de trahison. Elles permettent de se lier soi-même et de lier l’autre dans la mise en place d’actions parfois douteuses. Méfiance !

LA RECHERCHE DE LA VERITE :

Il y a la vérité. 
Il y a aussi l’intention cachée derrière la vérité.

Il est possible de manipuler et paradoxalement de mentir, en disant la vérité (Voir la petite histoire citée par Freud). Prudence !

Un homme affirme à l’autre : 
 » je vais à Cracovie ! « 

C’est la vérité,
mais l’autre, pressentant un stratagème lui répond :

 » Mais pourquoi me dis tu que tu vas à Cracovie, alors que tu vas à Cracovie, pour que je crois que tu vas à Varsovie ! « 

Compliqué, cette histoire !

Dans ce cas, il y a un mensonge, car en disant vrai, le premier intervenant voulait induire l’autre en erreur.

LA CONSCIENCE DU TRÉFOND

Lorsque le maçon ne sait pas vraiment quelle route prendre.

Lorsque la réponse à ses interrogations ne se trouve pas dans sa raison ni dans son savoir

Alors le maître maçon effectif saura rentrer en lui profondément…

Dans son silence, s’il a de la chance, il atteindra peut-être le tréfond de sa conscience car c’est par elle, affirme le rite Egyptien, que l’homme de devoir est relié au divin.

Cette dernière lui parlera certainement,
et le maçon suivra 
“ses inflexibles lois”

C’est pourquoi , en dernière analyse,

la règle est une éthique qui va au-delà de l’éthique.